Article de presse paru dans le journal hebdomadaire LE REGIONAL sous la rubrique Chablais No 588 du 16 au 23 novembre 2011
Nouvel accueil pour personnes handicapées
Châtel-sur-Bex • Depuis septembre, la Fondation Les Vernes a investi l’ancienne laiterie du village, restaurée en espace de formation continue de personnes handicapées.





C’est en 1997 que la Fondation Les Vernes a été créée par Elisabeth Colombo et Paul Sollberger, avec pour but d’offrir une formation continue à des personnes handicapées et un chemin vers la réinsertion. Après avoir loué des locaux à Monthey puis à Bex, la fondation s’est retrouvée dans une situation critique: en raison de la vente du bâtiment de Bex, il lui fallait trouver un autre endroit où s’installer, ou alors son existence même était menacée. Par hasard, le président de la fondation, Paul Sollberger, a appris en surfant sur internet que l’ancienne laiterie de Châtel-sur-Bex était à vendre. La fondation a donc acquis le bâtiment et d’importants travaux d’aménagement ont été réalisés. Toutefois, le chantier a laissé un découvert de 20’000 francs dans le budget de la fondation, qui compte sur le soutien des donateurs pour retrouver rapidement un équilibre financier.

Expérience valorisante
Deux groupes de personnes handicapées mentales viennent chaque semaine passer trois heures dans l’espace de Châtel-sur-Bex. Le mercredi, ce sont des aînés qui participent à des ateliers, dans une ambiance assez récréative: «Avec les progrès de la médecine et de la prise en charge, les personnes en situation de handicap vivent plus longtemps qu’avant, il faut aussi penser à elles», explique Paul Sollberger.
Le jeudi, la Fondation travaille sur des projets plus suivis, dans une optique de formation continue et de réinsertion. Pour assurer un encadrement de qualité, les groupes ne dépassent pas six ou sept personnes, pour autant d’accompagnants bénévoles. Les personnes handicapées trouvent à la Fondation Les Vernes un lieu sécurisant, où leurs compétences sont mises en valeur, et où règne un climat de confiance: «On parle souvent d’âge mental, mais nous ne voulons pas les infantiliser: il faut les traiter comme des adultes, et essayer de les comprendre, ce qui n’est pas toujours aisé», affirme Paul Sollberger. Et si les personnes qui participent aux ateliers en tirent des bénéfices, les bénévoles ne sont pas en reste, ajoute le président: «C’est très valorisant de les sortir du ghetto et de constater leurs progrès».

Texte et photo: Valérie Passello