Création Paul Sollberger octobre 2011 © toute reproduction strictement interdite
FONDATION LES VERNES
Un dimanche du mois de septembre,
le 8 septembre 1996 exactement...


JEAN HILDENBEUTEL fils d'Elisabeth Colombo et frère d’Anne, Eric et Muriel, se tuait en voiture alors qu'il regagnait le chalet d'Anthemoz, au-dessus de Champéry, dans les premières clartés de l'aurore.
Il était le berger de cet alpage niché au creux des Dents du Midi. La douleur de perdre un enfant et un frère est sans limite. Les jours qui passent ne dissipent en rien la souffrance, le souvenir de sa présence, de sa gentillesse, de son accueil.
Peu à peu, dans le cœur de ses proches, grandit la conviction que sa présence c'était tous les autres, celles et ceux qui avaient goûté à son amitié mais aussi les petits et les humbles, les exclus, les laissés pour compte, les sans travail, sans formation...
L'Acte de Fondation, comme une charte, garde cette idée forte de la présence aux autres, en voulant mener à bien tous les projets, toutes les réalisations touchant le domaine de la réinsertion sociale et humaine, ouvrant des chemins d'indépendance pour que personne ne vive l’exclusion et le repli sur soi.
Jean Hildenbeutel est né en 1970. Il a tout d'abord grandi à Vevey (canton de Vaud) avant de venir en Valais, dans le Chablais, à Monthey avec ses parents et frères et sœurs. Il y suit sa scolarité avant de fréquenter l'école d'agriculture de Cernier - canton de Neuchâtel. Il était le gardien d'un très important troupeau de moutons au pied des Dents du Midi lorsque le drame survint.
LA VERNE…
Ce petit arbre forme une multitude de tiges (taillis) et se maintient dans des conditions inhospitalières. Il reproduit souvent de nouveaux plans et c'est une espèce très peu exigeante. Pour pousser, il n'a besoin que d'eau, qu'il trouve aisément à la fonte des neiges.
L'aulne ou la verne (vergne) présente sur ses racines de petites capsules rondes. En vous promenant en moyenne montagne, vous en découvrirez des "forêts" entières. Chaque année était organisée la corvée des vernes pour couper et brûler ces arbustes afin d'éviter que les pâturages ne soient complètement envahis.
En raison de son endurance et de sa capacité à croître en milieu difficile, la verne a été choisie comme emblème de la Fondation. Les arbres poussent très lentement en altitude. La reconstitution de la forêt n'est possible que si la période entre deux avalanches dépasse au moins le siècle.
C'est ainsi que dans les couloirs d'avalanches actifs, la forêt d'épicéa disparaît et cède la place à des brousses dominées par l'aune vert